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Contre la peine de mort C RITIQUE DE LA POLITIQUE. C ollection dirigée par Miguel Abensour. M aximilien Rubel, Karl Marx. Essai de biographie intellectuelle. L ouis Janover, La Révolution surréaliste. G iuseppe Pelli, Contre la peine de mort. La présente traduction française a été réalisée. sur la base de la première et seule édition italienne du texte de Pelli : Giuseppe Pelli, Contro la pena di morte , éd. Philippe Audegean, Padoue, Cleup, 2014. © Éditions Klincksieck, 2016. Que la pierre bâtisse et non qu’elle lapide ! Pas de sang ! Pas de mort ! C’est un reflux stupide. Que la férocité sur la férocité. Quand un homme, en public, nous voyant comme un rêve, Meurt, implorant en vain nos lâches abandons, Ce meurtre est notre meurtre et nous en répondons. V ICTOR H UGO« L’Échafaud » Giuseppe Pelli, qui devint à la mort de son frère Giuseppe Bencivenni Pelli, est né à Florence en 1729. Fils cadet, puis orphelin de père et de mère à l’âge de neuf ans, il est le dernier représentant d’une famille du patriciat florentin. Par manque de ressources, il doit interrompre ses études de droit à l’université de Pise. La carrière professionnelle qu’il entreprend plus tard dans l’administration du grand-duché de Toscane est couronnée par la direction de la Galerie royale des Offices de 1775 à 1793. Il meurt dans sa ville natale en 1808. Pour les historiens des Lumières, le nom de Pelli est surtout associé à l’immense journal intime qu’il a régulièrement tenu pendant presque un demi-siècle, de 1759 à 1807, sous le titre Efemeridi 1. Cette chronique monumentale de quarante mille pages en quatre-vingts volumes offre un document exceptionnel sur la culture et la vie quotidienne d’un aristocrate florentin du XVIII e siècle. Ce journal nous apprend ainsi que Pelli a lu l’ouvrage de Beccaria, Dei delitti e delle penequelques jours seulement après la parution de la première édition. On peut lire en effet, à la date du 23 juillet 1764 : Un petit livre in-4° de 104 p., contenant un discours anonyme Dei delitti e delle process of essay writing for students for the low pricea paru ces jours-ci, sans adresse, mais en fait à Livourne. Je l’ai lu avec attention et l’ai trouvé très estimable. Il est vrai que, en certains endroits, il est très obscur et que son style est trop singulier, farci de termes mathématiques. Toutefois, il contient un très grand nombre de bonnes choses, des vérités utiles, des maximes louables et des doctrines pouvant produire d’excellentes conséquences. Il se rencontre beaucoup avec mes manières de penser et il soutient la même opinion que moi sur la peine de mort, quoique par une autre voie que celle que j’ai suivie dans l’esquisse de dissertation dont j’ai parlé ailleurs. Je l’ai entendu loué par d’autres que moi : aussi puis-je bien croire que mon jugement est sans passion. Je regrette seulement qu’un autre ait publié avant moi en Italie une opinion dont je souhaitais être l’auteur, par un désir inné de me rendre utile à l’humanité. Mais si je n’ai pas cette gloire, au moins ai-je celle d’avoir examiné de manière plus approfondie cette matière deux ans avant cet auteur et d’y avoir même pensé plus tôt encore, comme on peut le voir dans ces mêmes Efemeridi 2 . Une pointe de dépit accompagnée de complaisance aristocratique jette un voile d’amertume sur cet éloge de Beccaria. Au sujet de la peine de mort, dénoncée par l’écrivain milanais comme injuste et inutile dans les pages les plus novatrices de son « petit livre », Pelli buying research papers online 99 en effet un buy essay online cheap san andreas reflection de pionnier, une antériorité chronologique attestée par un texte inédit. Dans ce même journal, presque quatre ans auparavant (et non seulement deux, comme se souvient par erreur Pelli), à la date du 24 novembre 1760, on peut lire en effet : Un discours que j’ai tenu ce matin avec un ami m’a déterminé à entreprendre une dissertation, dont j’ai parlé ailleurs (t. I, p. 114), « Sur la peine de mort ». J’entends y démontrer que cette peine est exorbitante, qu’elle n’est pas nécessaire et qu’elle est peut-être injuste pour tout crime. C’est uniquement pour le bien de mes semblables que je me suis chargé de ce travail : je souhaite l’achever et le publier, sans espoir cependant de voir quelque changement à ce propos dans le monde. Que Dieu me donne assez de jugement et de force pour porter à son terme et sans encombre mon entreprise, dont le seul objet est le bien d’autrui 3 . Puis encore, le 6 janvier 1761 : J’ai travaillé jusqu’à maintenant à la dissertation déjà mentionnée (tome précédent, p. 174) « De la peine de mort » que la loi fait encourir pour certains crimes. J’ai beaucoup écrit, mais comme je ne suis pas satisfait et que je n’ai pas clairement déroulé le professional soccer player essay permettant de démontrer mon idée, je vais laisser de côté ce sujet pour le reprendre en main plus tard et pour me rendre compte de sang-froid si j’ai de bonnes raisons de soutenir ma thèse ou si je fais erreur 4 . Cette « dissertation » est longtemps restée introuvable. Son existence nous était connue grâce au journal intime et à la lettre que Pelli adressa à Beccaria aussitôt après avoir découvert l’identité de l’auteur des Delitti e delle pene : dans cette lettre, il ne manque pas en effet d’évoquer son texte inachevé 5. Celui-ci ne fut cependant retrouvé qu’à la fin des années 1980 aux Archives d’État de Florence qui, en 1968 et 1969, avaient fait l’acquisition de deux importantes séries de documents provenant des archives de la famille Pelli-Fabroni : de ces documents finirent par émerger une centaine de feuillets manuscrits contenant l’« esquisse d’une dissertation » contre la peine de mort. On doit leur découverte à Renato Pasta, qui en rendit compte aussitôt 6 . Mais pourquoi le texte est-il resté inédit ? On peut d’abord rappeler que le personnage est coutumier du fait : Pelli n’a publié qu’une infime partie de ses écrits. Sa production imprimée comprend une biographie de Dante, des « Dialogues des morts » à la process of essay writing for students for the low price de Fontenelle et Fénelon, ainsi qu’un inventaire historique des œuvres d’art conservées à la Galerie des Offices. Et c’est à peu need help do my essay link between marketing and accounting tout 7. Mais cette pointe émergée dissimule une masse énorme d’écrits inédits, à commencer par le journal intime lui-même 8. Dans la solitude de ses « Éphémérides », Pelli justifie parfois son attitude prudente et dilettante par le souci de ne pas accroître la masse déjà excessive des livres inutiles ; il évoque aussi, non sans ironie, sa tendance à l’inachèvement, à l’inconstance et au scepticisme 9 . Mais le texte sur la peine de mort n’est pas seulement resté inédit : il n’a également jamais été achevé. Il s’interrompt en effet brusquement dans le cours d’un paragraphe sur la classification des délits et des peines. Comme on l’a vu, la première raison de cet inachèvement est l’insatisfaction de l’auteur sur la cohérence et la solidité de son argumentation : le 6 janvier 1761, Pelli décide d’abandonner provisoirement son travail. Une circonstance externe a toutefois rendu cette interruption définitive : nommé en janvier 1762 secrétaire d’une juridiction civile et criminelle de première instance, Pelli a estimé que l’expression de ses convictions en matière de justice pénale était incompatible avec ses obligations institutionnelles. C’est donc par prudence politique et professionnelle qu’il finit par renoncer entièrement à son projet. Cette seconde raison de l’inachèvement du texte est confiée à Beccaria dans la lettre déjà évoquée du 24 mars 1766 : Je me dois, aussi bien, de vous avouer cheap write my essay padgett paper products case study solut moi-même tenté un semblable travail il y a quelques années, comme le savent mes amis. Je me suis alors abstenu d’y mettre la dernière main parce que, promu à un emploi où je dois parfois donner mon avis sur la punition des coupables, j’ai jugé convenable de ne pas laisser entrevoir mes sentiments, pour ne pas me singulariser sans raison précise par quelque chose qui aurait fait scandale, étant donné les préjugés dont le peuple ignorant est imbu 10 . Giuseppe Pelli n’est pas le tout premier adversaire de la peine de mort dans l’histoire de la culture européenne. Quoique très brièvement, le quaker anglais John Bellers avait en effet déjà plaidé en faveur de sa totale abolition dès 1699. Dans le contexte d’une réflexion plus générale sur la pauvreté et l’immoralité, son raisonnement était fondé sur des arguments utilitaristes 11. À son tour, il avait lui-même été précédé par le penseur radical Gerrard Winstanley qui, encore plus brièvement, s’était déclaré hostile à la peine capitale en 1649, cette fois dans une perspective religieuse 12 . En proposant d’« abolir la peine de mort » 13l’écrivain toscan occupe toutefois une place de premier plan dans l’histoire de la pensée abolitionniste : il est en effet l’auteur du tout premier écrit entièrement consacré à la contestation de la peine capitale. À la différence de Winstanley et de Bellers, il aborde en outre le problème comme un thème éthique et juridique autonome, et non dans le cadre d’une question plus générale. Comme le fera Beccaria, il développe une analyse globale qui envisage tous les aspects du problème (anthropologiques, psychologiques, moraux, politiques, économiques, juridiques), de manière à écarter toute objection possible. Enfin, alors que les voix contestataires des deux penseurs anglais étaient restées peu ou prou isolées au sein de leur époque, la réflexion de Pelli se situe au seuil d’un tournant historique : quelques années plus tard, Beccaria allait secouer les consciences européennes et inaugurer le mouvement abolitionniste. Le manuscrit florentin est donc un document de toute première importance pour comprendre le contexte culturel qui a rendu possible le très large écho dont a immédiatement bénéficié le « petit livre » du philosophe milanais. Au XVIII e siècle s’affirme en effet une sensibilité nouvelle pour la dignité humaine et pour la protection des droits individuels. De nouvelles idées émergent, à l’enseigne de la douceur et de la compassion. Des questions anciennes suscitent de nouveaux dilemmes : guerre et justice, torture et intégrité personnelle, esclavage et liberté. Ce mouvement, qui se dessine peut-être dans les pratiques et les mentalités avant même de prendre forme théorique et consciente, finit par briser le sceau d’une ancienne évidence : celle de la peine de mort, considérée depuis toujours comme un droit absolu du souverain. De prérogative incontestable du prince, le droit de vie et de mort se convertit en l’espace de quelques années en attribut controversé de l’État. Ce processus historique a fait l’objet de deux interprétations opposées. Selon la première, les nouvelles idées seraient le fruit d’une mutation des sensibilités, d’une « invention de la compassion » elle-même liée à de plus vastes processus culturels, parmi lesquels figure en bonne place la diffusion des romans, qui apprennent à se mettre à la place d’autrui 14. Selon Michel Foucault, au contraire, ce tournant relève d’un changement de paradigme politique : le siècle des Lumières coïncide avec le passage du paradigme de la souverainetéqui affirme sa puissance dans le spectacle des supplices, à celui de la biopolitiquequi alimente l’obsession de « défendre la société » en punissant le moindre délit, la moindre infraction, la moindre incartade. Dans ce nouveau contexte, le rôle assigné au souverain subit de profondes transformations. Sa mission ne consiste plus à garantir le salut éternel, mais à « gérer » et à « multiplier » la vie : Dès lors que le pouvoir s’est donn é pour fonction de gérer la vie, ce n’est pas la naissance de sentiments humanitaires, c’est la raison d’être du pouvoir et la logique de son exercice qui ont rendu de plus en plus difficile l’application de la peine de mort. Comment un pouvoir peut-il exercer dans la mise à mort ses plus hautes prérogatives, si son rôle majeur est d’assurer, de soutenir, de renforcer, de multiplier la vie et de la mettre en ordre 15 ? Peut-être peut-on toutefois également relier ce processus au recul de la conception chrétienne de la mort. La peine capitale perd en effet de son évidence lorsque s’obscurcit la perspective d’une vie éternelle, qui ouvrait encore au condamné l’espace surnaturel d’un repentir extrême et qui déléguait à Dieu la responsabilité de la sentence en appel. Le droit de condamner à mort devient moins tolérable lorsque toute possibilité de correction et d’expiation se replie désormais sur le seul horizon de la vie terrestre 16 . C’est justement sur la peine de mort que Pelli concentre exclusivement son attention : à la différence de Beccaria, il ne propose pas une réforme d’ensemble de la justice pénale, mais réclame « seulement » (pour ainsi dire) l’abolition du châtiment suprême. Contrairement à son successeur milanais, il ne propose ainsi aucune peine maximale alternative. Par l’étroitesse même du point de vue adopté, son texte offre alors un important témoignage sur la diffusion précoce en Italie d’une sensibilité abolitionniste. Non seulement, en effet, les idées de Beccaria contre la peine de mort ont aussitôt trouvé des partisans dans toute la péninsule 17mais elles ont eu des précurseurs qui sont allés jusqu’à se disputer le mérite de l’antériorité. Outre Pelli, le Sicilien Tommaso Natale a ainsi rédigé un ouvrage présentant beaucoup de points communs avec celui de Beccaria : le livre paraît en 1772, mais son auteur en revendique l’originalité dès les premières pages et affirme en avoir achevé une première version dès 1759 18 . Cette précocité italienne a trouvé son terrain de prédilection en Toscane : « […] c’est dans ce pays qu’a été le plus profond et le plus libre le débat sur Dei delitti e delle penequi a accompagné la préparation de la loi criminelle de 1786 […] 19. » Cette loi, pour la première fois peut-être dans le monde, abolit la peine capitale : rédigé vingt-cinq ans plus tôt, le texte de Pelli apparaît comme un signe avant-coureur de cette page inédite de l’histoire. Mais quelles sont les préoccupations, les lectures et les discussions qui ont poussé le jeune Florentin à écrire contre la peine de mort ? D’où lui sont venues ses idées ? Sur le contexte précis où ont germé ses réflexions, sur les sources et les influences d’où elles sont nées, tout reste encore à découvrir : je me permets d’espérer que la présente édition, qui met à la disposition du public le texte d’un pionnier de la réflexion abolitionniste, incitera à poursuivre les recherches dans cette direction. Décisif à cet égard est très probablement le lien d’amitié qui s’est formé entre Pelli et Giovanni Maria Lampredi, né en 1731 à Rovezzano, près de Florence 20. Les deux jeunes gens font connaissance dans les salons cultivés de Florence, probablement chez Anton Filippo Adami, au milieu des années 1750. Dans un passage de son premier ouvrage, un livre d’érudition historique sur les Étrusques publié en 1756, Lampredi se sert des Naturales Quaestiones de Sénèque pour interpréter la doctrine étrusque de la foudre, où il décèle sous le voile allégorique d’importants préceptes de morale. Selon l’un d’entre eux, les gouvernants « doivent tendre aux plaisants avertissements et à la bienveillance affectueuse et paternelle plutôt qu’aux châtiments et aux peines » 21. Paolo Comanducci a fait observer que cette interprétation de Lampredi est un « symptôme probant de son adhésion à l’idéologie humanitariste (et également, d’une manière plus vague, proportionnaliste) en matière pénale » 22. Le thème des institutions politiques, qui n’est abordé que dans le dernier chapitre, est repris en 1760 dans un deuxième ouvrage sur les Étrusques, consacré cette fois à leur organisation politique 23. Lampredi y applique rigoureusement, quoique d’une manière originale, la méthode historique de Montesquieu, un auteur souvent cité best custom essay website providers Pelli dans son écrit contre la peine de mort. Au cours de la même année 1760, dans sa correspondance avec Pelli, Lampredi imagine une cité idéale nommée Gélopolis (cité du rire) : dans cette république, où on ne trouve ni inégalités, ni égoïsme, ni passions, ni richesses, l’amour de la culture a rendu les hommes libres 24. Il est certes difficile d’évaluer la radicalité politique effective de ce qui a sans doute aussi été un jeu littéraire ; de même que demeure controversé le « républicanisme » du jeune Lampredi tel qu’il émerge de sa préface anonyme best writing services online writing 1760 (puis modifiée et republiée en 1763) à une édition d’œuvres inédites de Machiavel 25. Impossible toutefois de ne pas être help me do my essay about russia par les analogies entre les institutions pénales de l’utopique Gélopolis et celles que Pelli appelle effectivement de ses vœux dans son texte contre la peine de mort : Lorsqu’il survient quelque délit qui ne porte atteinte ni aux biens, ni à la personne, ni à la réputation d’un tiers, nous recourons la première fois aux avertissements affectueux et paternels et nous tentons de convaincre la raison plutôt que d’effrayer par un châtiment, parce que nous savons que lorsque cesse le châtiment ou la crainte de la peine, le motif de ne pas pécher cesse lui aussi. Pour les délits qui portent atteinte à un tiers, nous faisons en sorte que l’agresseur et l’offensé composent amicalement l’un avec l’autre en quality custom essays ukraine protests klitschko boxing shoes le premier en présence du second et en l’obligeant à donner une compensation qui le satisfasse : nous encourageons ainsi l’offensé lui-même à compatir à l’emportement de son concitoyen et nous nous efforçons d’éteindre l’offense et sa mémoire. Pour les délits les plus énormes, la plus grande peine en usage à Gélopolis est l’exil. Nous ne voyons pas en effet quel profit peut apporter la mort du coupable. Il est communément admis que le but politique de la peine est la correction du coupable, l’exemple donné aux autres et la sûreté des bons. Or, la correction du coupable ne s’obtient pas par la mort. Quant aux autres, ils peuvent aussi bien être effrayés en voyant quelqu’un qui est honteusement chassé de sa ville et qui perd tous ses biens qu’en le voyant mourir. Enfin, la sûreté des bons s’obtient aussi bien par la mort que par l’exil. Quel profit retire l’offensé de la mort du coupable ? Les Romains, lorsque la République était en vigueur et qu’ils écoutaient donc la voix de la raison plus que celle du despotisme et de la tyrannie, se contentaient de citer le coupable à comparaître, même pour un crime de lèse-majesté help me do my essay improving management styles s’il ne se présentait pas et, devenant contumace, fuyait la ville, ils étaient pleinement satisfaits et ne le recherchaient plus. Ils voulaient se défaire d’un scélérat, d’un perturbateur de la paix publique : peu leur importait que cela advînt par la mort ou par l’exil. Quoi qu’il en soit, ils avaient atteint leur but. Ces réflexions des Géopolitains ont eu pour résultat que, dans cette heureuse cité, on ne verse jamais le sang d’un citoyen 26 . Les deux Florentins nouent ainsi un échange culturel intense qui a trait notamment à des thèmes juridiques étroitement liés aux préoccupations pénales de Pelli. Les deux ouvrages suivants de Lampredi portent en effet sur des questions de droit : rédigés en latin, ils sont rassemblés dans un petit volume publié à Florence dans les premiers jours de 1761 27. Pelli est l’un des premiers destinataires du livre, qu’il reçoit peut-être dès la fin 1760 28. Le premier de ces ouvrages, intitulé De licentia in hostemporte sur les limites de l’exercice de la violence infligée à un ennemi en temps de guerre. Un sujet presque identique avait déjà été traité par Giuseppe Maria Buondelmonti dans un bref essai paru en 1755 et cité (bien que sans indication du titre et de l’auteur) par Pelli dans son texte inédit 29. En outre, comme son titre nous l’apprend, l’ouvrage de Lampredi est dirigé contre Samuel Cocceji, également pris pour cible par Pelli 30. Quant au second ouvrage, intitulé De maiestate principisil avait déjà fait l’objet d’une lecture publique en 1759 lors d’une séance de l’Académie florentine. Étroitement inspiré de Pufendorf, il porte sur la définition du concept de loi. Sa rédaction remonte probablement à 1758, date à laquelle Lampredi écrivit à Pelli une lettre sur la définition de la loi donnée par Montesquieu 31 . Ces quelques faits suffisent à montrer que les textes des deux jeunes gens sont aussi le fruit de leurs échanges de livres et d’idées. Ces textes puisent en effet aux mêmes lectures, orientées vers l’espace germanique et la Hollande (Cocceji, Grotius, Heineccius, Pufendorf) et caractérisées par un vif intérêt pour les Lumières françaises, en premier lieu pour l’ Esprit des lois 32. Ils se font également écho à la faveur de résonances ou d’affinités conceptuelles qui concernent le rapport entre droit naturel et droit positif et la justification et les limites de la violence légitime. Comme j’espère le montrer, on comprend donc mieux les idées de Pelli si on les compare aux ouvrages rédigés au même moment par Lampredi. Je reviendrai plus loin sur la distinction établie au début du « Discours popular thesis ghostwriter for hire entre deux types de peines. En effet, le parcours qui conduit Pelli à la première de ses sept « preuves » contre la peine de mort ne doit rien à cette distinction, dont la fonction dans l’argumentation n’est pas facile à interpréter. Plus déterminant au sein de ce parcours est l’effort entrepris par l’auteur pour s’opposer à l’idée qu’il existe un droit naturel de punir qui précède sa forme civile, la justifie et la limite 33 . Cette idée, popular rhetorical analysis essay ghostwriters site for university on sait, avait été soutenue par Grotius. Elle sert notamment de fondement à ces deux thèses exposées dans Le Droit de la guerre et de la paix : a ) la peine peut être définie comme un mal qu’on subit à cause d’un mal qu’on a commis ; s’il est assurément préférable qu’une peine soit infligée par quelqu’un que les lois humaines reconnaissent comme supérieur (parents, tuteurs, chefs, maîtres), une punition peut donc essay writing service reviews australia juste même si elle n’est pas infligée par un supérieur (sauf à considérer que tout crime dégrade l’homme au niveau de la bête et que seul quelqu’un qui n’a commis aucun délit est autorisé à punir) 34 ; b ) la punition compte parmi les justes causes de guerre : dans l’état de nature, donc entre égaux (situation où se trouvent également les États entre eux), chacun a le droit de recourir à la force non seulement pour se défendre et non seulement pour obtenir réparation, mais aussi pour punir. Dans les premiers paragraphes de son « Discours sur la peine de mort help writing my paper mandatory rotation of auditors, Pelli conteste la validité de ces thèses de Grotius. Pour réfuter la première, il s’inspire des argumentations développées par Lampredi dans le De maiestate principisouvrage destiné à promouvoir la définition de la loi comme commandement assorti de sanction 35. Contre la définition énoncée dans le célèbre incipit de l’ Esprit des lois (les lois « sont les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses »), Lampredi soutient que les lois de nature, qu’en tout état de cause on ne saurait assimiler à des relations entre phénomènes, ne peuvent qu’improprement être définies comme des attributs nécessaires des choses, puisqu’elles ne sont rien d’autre que des commandements imposés aux hommes par Dieu. Passant de la loi naturelle à la loi civile, il rejette également l’identification entre pacte et loi : un pacte est noué entre égaux et, à l’encontre de celui qui l’enfreint, le seul droit pouvant lui être opposé est le droit de guerre. Aucune loi, conclut Lampredi contre la thèse du jus gentium voluntarium défendue par Grotius, ne peut donc tirer sa source d’un consentement mutuel : nul pacte ne peut avoir force de loi. Pelli applique ces mêmes considérations au concept de peine, dont la définition est le point de départ de tout le raisonnement. Comme Lampredi, il s’inscrit à son tour dans l’héritage de Pufendorf (qu’il ne cite pourtant jamais, sans doute parce qu’il connaît l’essentiel de ses critiques contre Grotius par l’intermédiaire de Heinecke) : il ne saurait y avoir de peine sans le commandement d’un supérieur. Ou mieux, comme l’avait montré Hobbes, il ne saurait y avoir de peine sans une loi positive, promulguée avant le délit et appliquée dans le respect des procédures en vigueur 36 : les punitions infligées aux enfants par leurs parents sont des châtimentsnon des peines proprement dites 37. Aucune peine n’est donc possible sous le seul règne de la loi naturelle : « Dans l’état hypothétique de nature […], il ne saurait y avoir de peine […] 38. » À l’instar de Pufendorf, Pelli nie l’existence d’un droit naturel de punir au motif que, dans l’état purement égalitaire de nature, nul n’est soumis à l’autorité de quiconque 39 .

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